Le président français Emmanuel Macron a fait part de ses inquiétudes concernant la nomination d'un économiste américain au poste d'économiste en chef de la concurrence à la Commission européenne. Macron a critiqué la sélection de Fiona Scott Morton, une professeure de Yale qui travaillait auparavant comme conseillère auprès de géants de la Silicon Valley comme Apple, Microsoft et Amazon. Il a fait valoir que ses rôles passés chez Big Tech l'obligeraient à se récuser d'importantes enquêtes sur la concurrence.
S'exprimant lors d'une réunion des dirigeants de l'UE, Macron s'est dit ouvert à l'embauche d'experts non européens si les Européens obtenaient des postes d'influence similaires dans d'autres pays, comme la Maison Blanche ou la Chine. Il a également exprimé son inquiétude quant au manque potentiel d'économistes européens appropriés pour ce rôle, soulignant l'importance d'avoir des individus qualifiés pour façonner les décisions politiques.
Les critiques sur la nomination de Scott Morton ne se sont pas limitées à Macron. Plusieurs ministres du gouvernement français, ainsi que des législateurs du Parlement européen, ont également exprimé leurs réserves. Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence de l'UE, devrait faire face à des questions de la commission de l'économie de l'Assemblée concernant cette nomination.
En particulier, un groupe d'économistes européens s'est récemment manifesté en faveur de la sélection de Scott Morton, félicitant la commission d'avoir attiré "l'un des meilleurs économistes au monde". « Scott Morton devrait assumer son nouveau rôle le 1er septembre. Le débat entourant sa nomination met en évidence la tension persistante entre l'Union européenne et les grandes entreprises technologiques, ainsi que l'examen croissant de l'influence des experts non européens à des postes clés au sein de l'UE.


