Le Sénégal fait de grands progrès vers la reprise budgétaire alors que les propositions du gouvernement révèlent un déficit budgétaire réduit d'environ 7 % du produit intérieur brut pour 2025. Cette amélioration fait suite à un audit qui a révélé des écarts entre les chiffres de la dette et du déficit, conduisant à un gel du dollar du pays. Programme du FMI de 9 milliards.
L'administration du président Bassirou Diomaye Faye a ordonné cet audit, qui a révélé un déficit de plus de 10% à fin 2023, nettement supérieur aux 5% précédemment annoncés. Le programme du FMI devrait rester suspendu au moins jusqu’en juin 2025, en attendant de nouveaux développements.
Les nouvelles propositions budgétaires, qui doivent être examinées par le Parlement, décrivent la stratégie du Sénégal visant à maintenir une politique d'endettement « prudente ». Cette approche comprend l’obtention de financements auprès des donateurs traditionnels, l’exploration d’options de financement nationales et le ciblage d’un marché obligataire national potentiel de 1 500 milliards de francs CFA.
Alors que les parties prenantes attendent le rapport final d'audit de la cour des comptes mi-décembre, le gouvernement anticipe une révision à la hausse de l'encours de la dette et du service de la dette pour 2024 et 2025. Pour gérer efficacement sa dette, le Sénégal envisage de négocier les conditions de remboursement avec les investisseurs, éventuellement en émettant des titres sur le marché international pour assurer une gestion durable de la dette.
Grâce à des mesures proactives de gestion de la dette, le Sénégal vise à étaler les paiements, à améliorer la viabilité de la dette et à libérer de l'espace dans le budget pour les dépenses essentielles. En prenant ces mesures, le gouvernement cherche à relever les défis financiers actuels et à ouvrir la voie à la stabilité économique et à la croissance dans les années à venir.
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