La ville de Paris a toujours planté des arbres le long des rues qui sont magnifiques et offrent suffisamment d'ombre aux piétons. Cependant, alors que la ville se prépare à la hausse des températures dans les décennies à venir, elle envisage désormais de prendre en compte un nouveau facteur : des arbres plus résistants à la chaleur. L'adjoint au maire chargé des espaces verts, Christophe Najdovski, a déclaré qu'ils allaient diversifier leurs arbres en prévision du changement climatique et de la multiplication des canicules. Ils ont besoin d'espèces capables de supporter le stress de ne pas avoir d'eau.
Le nouveau plan d'urbanisme du Parisien prévoit de planter 170 000 arbres d'ici 2026 et de les maintenir en vie. Offrir plus d'espaces verts est un élément central de la vision de la maire Anne Hidalgo pour une ville "bio-climatique", qui voit des plantes émerger des toits et des places publiques, et la création de plus de logements sociaux. Les promesses de planter plus d'arbres sont une réponse populaire dans les villes du monde entier pour une bonne raison. Les arbres absorbent le carbone, combattent la pollution de l'air et atténuent la chaleur urbaine.
Les responsables sont conscients des défis associés à la plantation d'arbres dans un paysage urbain, car le manque de planification et de financement pour l'entretien signifie que certains arbres n'atteignent pas la maturité. Le changement climatique joue également un rôle majeur, comme on l'a vu à Madrid et à Copenhague, où les jeunes arbres ne se sont pas bien adaptés en raison de la sécheresse et des coûts imprévus.
Les autorités parisiennes envisagent des arbres résistants à la chaleur tels que le noisetier de Turquie, l'érable de Montpellier, le micocoulier et le chêne vert, tous déjà présents dans la capitale. Ils visent à éviter de trop dépendre de quelques espèces, qui pourraient les rendre plus vulnérables aux maladies, et étudient d'autres espèces qui peuvent être plantées pour la première fois à Paris. Un guide préliminaire est déjà en ligne, avec des suggestions sur l'endroit où chaque espèce pourrait être placée ainsi que leurs besoins en eau et en soleil. La ville prévoit d'élargir le guide pour inclure 180 espèces d'ici la fin de l'année.
Pour assurer la survie des arbres nouvellement plantés à Paris, la ville a depuis longtemps un protocole pour les arroser toutes les deux semaines pendant les trois premières années. De plus, une centaine de nouveaux arbres sont équipés de sondes pour mesurer le stress hydrique, et ils sont soutenus par des piquets et une gaine métallique pour les protéger des chiens. Les jeunes arbres nécessitent jusqu'à 50 litres d'eau par semaine, et les mesures peuvent garantir que davantage d'arbres survivent à l'adolescence, mais pourraient tout de même mettre en danger certaines nouvelles plantations pendant les périodes les plus chaudes et les plus sèches de l'année.
Paris prévoit d'atteindre un tiers de son objectif de plantation d'arbres de 170 000 d'ici la fin de la saison de plantation cette année, et le nouveau plan d'urbanisme prévoit également 300 hectares d'espaces verts supplémentaires, dont un nouveau parc Le projet vise également à ouvrir au public certains jardins privés, dont ceux de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce dans le 5e arrondissement, et de l'ancien couvent de Reille dans le 14e.
En conclusion, Paris adopte une approche proactive face au changement climatique en plantant des arbres adaptatifs au climat et en investissant dans les espaces verts. Les efforts de la ville pour diversifier ses arbres et assurer leur survie sont louables et contribuent à un avenir durable.


