Dans un développement significatif, l'Union européenne serait sur le point d'imposer une amende substantielle au géant de la technologie Apple, d'un montant d'environ 500 millions d'euros (543 millions de dollars). Cette action punitive fait suite à une affaire impliquant des services de streaming musical, notamment déclenchée par une plainte déposée par Spotify. Les allégations contre Apple se concentrent sur les accusations d'étouffement de la concurrence en empêchant Spotify et d'autres plateformes de streaming musical d'informer les utilisateurs sur les options de paiement alternatives en dehors de l'App Store d'Apple.
L'année dernière, la Commission européenne a porté plainte contre Apple, affirmant que les « obligations anti-direction » de l'entreprise créaient des conditions de marché injustes, entravant ainsi une concurrence loyale dans le secteur du streaming musical. Cet argument, centré sur des conditions commerciales déloyales, constitue une approche nouvelle dans le domaine des réglementations antitrust. Notamment, des affirmations similaires ont été soulevées dans une affaire parallèle impliquant des méta-plateformes.
Des sources proches du dossier ont indiqué que l'amende, qui devrait être infligée à Apple, devrait être officiellement annoncée le 5 mars. Cependant, le montant précis et le calendrier de la sanction pourraient encore être modifiés en attendant l'approbation finale de Margrethe Vestager, la plus haute responsable antitrust de l'Union européenne. Parallèlement à la sanction financière, Apple devrait être invité à mettre fin aux pratiques jugées préjudiciables au respect de la concurrence.
En outre, dans le cadre d'une démarche globale visant à améliorer la concurrence et le choix des consommateurs au sein de l'écosystème numérique, Apple devra s'aligner sur la nouvelle réglementation de l'UE connue sous le nom de Digital Markets Act (DMA). À compter du 7 mars, la DMA oblige six géants de la technologie, dont Apple, à adhérer à des normes de conformité plus strictes. Bien que l’amende infligée à Apple ait avant tout un caractère dissuasif, elle reste nettement inférieure aux lourdes amendes imposées à Google dans de multiples affaires antitrust au cours de la dernière décennie.
Par ailleurs, la Commission européenne examine un autre aspect des opérations d'Apple concernant la suppression des applications Web sur l'écran d'accueil pour les utilisateurs au sein de l'UE. Apple a déclaré que cette décision était conforme aux directives du DMA. L'enquête de la Commission se concentre sur les Progressive Web Apps, qui permettent aux développeurs de vendre des abonnements via leurs sites Web, contournant ainsi l'App Store d'Apple et les frais associés. Cet examen fait partie intégrante de l'évaluation du respect par les entreprises technologiques des exigences du DMA, les violations potentielles entraînant des amendes équivalant à 10 % du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise.
Apple a rassuré les utilisateurs de l'UE sur le fait que malgré la suppression des applications Web sur l'écran d'accueil, les fonctionnalités resteront largement inchangées et que les utilisateurs pourront toujours accéder aux sites Web directement via un signet sur leur écran d'accueil. Cependant, l'engagement inébranlable de l'Union européenne en faveur de la promotion d'une concurrence loyale et de la protection des intérêts des consommateurs souligne l'importance de ces mesures réglementaires, qui pourraient remodeler le paysage numérique pour les géants de la technologie comme Apple.


