Les États-Unis ont récemment renforcé leurs règles d'entrée pour les Hongrois participant au programme d'exemption de visa. Cette décision fait suite aux inquiétudes suscitées par un plan de naturalisation accéléré mis en œuvre par le Premier ministre hongrois Viktor Orban pour les personnes résidant en dehors des frontières hongroises. Le gouvernement américain a décidé de limiter le nombre de visites que les Hongrois peuvent effectuer dans le cadre du programme à une fois par an, au lieu d'autoriser plusieurs visites. De plus, la durée de validité des autorisations électroniques dans le cadre du programme ESTA sera réduite de deux ans à un.
L'ambassade des États-Unis a déclaré que ces restrictions entreront en vigueur immédiatement et resteront en place jusqu'à ce que les problèmes de sécurité sous-jacents aient été résolus. Il est important de noter que ces nouvelles règles ne s'appliquent qu'aux nouvelles approbations ESTA et n'interdisent pas les voyages aux États-Unis. Les Hongrois ont toujours la possibilité de soumettre des demandes de visa régulières.
Alors que les États-Unis ont critiqué la Hongrie dans le passé, en particulier en ce qui concerne sa position sur l'Ukraine et les préoccupations concernant l'érosion de l'État de droit sous la direction d'Orban, ces restrictions d'entrée sont distinctes de ces problèmes. Selon un haut responsable du gouvernement américain, le moment de l'annonce n'est pas lié aux événements récents.
Le programme de naturalisation mis en œuvre par la Hongrie, qui fait actuellement l'objet d'un examen minutieux par les États-Unis, a fonctionné de 2011 à 2020 et visait à accorder la citoyenneté à des personnes, principalement des Hongrois de souche, vivant en dehors de la Hongrie. Cependant, le responsable américain a révélé que les vérifications des antécédents au cours de ce programme étaient jugées inadéquates, ce qui a conduit certaines personnes à obtenir des passeports avec des casiers judiciaires présumés ou sous de fausses identités. Cela a soulevé d'importantes vulnérabilités de sécurité.
Le gouvernement américain a fait part de ses inquiétudes aux autorités hongroises, mais celles-ci n'ont pas abordé la question pendant des années de pourparlers bilatéraux, même sous l'administration précédente dirigée par l'ancien président Donald Trump.
Le gouvernement hongrois a répondu en déclarant que son refus de partager des données sur ses doubles citoyens était la raison des restrictions américaines. Certains des pays voisins de la Hongrie n'autorisent pas la double nationalité, plaçant les détenteurs de passeports hongrois qui y résident dans une situation potentiellement précaire. Le ministère hongrois de l'Intérieur a souligné que sa priorité était d'assurer la sécurité des Hongrois vivant à l'étranger et qu'il ne partageait donc pas ces informations.
Le programme ESTA, qui permet aux citoyens de 40 pays de voyager aux États-Unis pour affaires ou tourisme pendant une période allant jusqu'à 90 jours sans visa, inclut la plupart des alliés de la Hongrie dans l'Union européenne. Il est important que les citoyens hongrois soient conscients de ces réglementations d'entrée renforcées et de l'impact potentiel sur leurs projets de voyage.


