La France prendra une décision sur des réacteurs nucléaires supplémentaires d’ici 2026

22-11-2023
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La France prendra une décision sur des réacteurs nucléaires supplémentaires d’ici 2026
Une centrale nucléaire à Saint-Laurent-Nouan, France.
Guillaume Souvant/AFP/Getty Images
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La France est sur le point de prendre une décision cruciale d’ici fin 2026 concernant la construction de huit nouveaux grands réacteurs nucléaires. Cela s’ajoute aux six centrales nucléaires dont la construction est déjà prévue. Le président Emmanuel Macron a exprimé sa conviction que la France pourrait potentiellement construire jusqu'à 14 nouveaux réacteurs d'ici 2050, ce qui correspond à l'objectif du pays de devenir neutre en carbone d'ici le milieu du siècle. L’échéance de fin 2026, dévoilée dans un document gouvernemental, tomberait quelques mois seulement avant la prochaine élection présidentielle.

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La mise à jour de la stratégie énergétique et climatique de la France, prenant en compte l'objectif européen d'accélérer la réduction des émissions d'ici 2020, confirme largement les projets esquissés ces derniers mois. En plus de doubler sa puissance nucléaire, la France vise également à accélérer le déploiement d’énergies propres et de combustibles renouvelables, ainsi qu’à investir davantage dans des mesures d’économie d’énergie pour les maisons, les bureaux et les usines.

La motivation du président Macron pour préconiser davantage de nouvelles centrales nucléaires et prolonger la durée de vie de celles existantes est de répondre à la demande croissante en électricité à mesure que le pays s'éloigne des combustibles fossiles. Le gouvernement a même racheté les actionnaires minoritaires d’Électricité de France SA (EDF), qui a été confrontée ces dernières années à des problèmes liés à des défauts dans ses réacteurs vieillissants et à des dépassements de coûts de construction dans de nouveaux projets nucléaires en France et au Royaume-Uni.

La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré dans un entretien que d'ici fin 2026, une vision plus précise du rythme de déploiement de chaque type d'énergie sera établie, ainsi qu'une évaluation des coûts et bénéfices. D'ici là, EDF aura achevé l'ajout d'un 57e réacteur au réseau de Flamanville et aura progressé dans ses projets visant à accroître le nombre d'installations nucléaires en France et au Royaume-Uni.

Selon le document gouvernemental, EDF devrait prendre une décision finale d'investissement pour les six premiers nouveaux réacteurs de grande envergure d'ici fin 2024, avec pour objectif une mise en service entre 2035 et 2042. Diverses options de financement sont envisagées, notamment des investissements publics directs et des financements privés, car il est peu probable que le géant des services publics supporte seul la totalité du coût en raison de son endettement existant.

En plus des réacteurs à grande échelle, EDF entend également lancer la construction d'un petit réacteur modulaire à partir de 2030, comme mentionné dans le document. Le gouvernement prévoit également d'encourager le développement de types innovants de petits réacteurs.

Les principaux objectifs de la stratégie énergétique et climatique de la France comprennent une réduction de la consommation d'énergie de 40 à 50 % d'ici 2050, une réduction de la part des combustibles fossiles dans la consommation finale d'énergie à 29 % d'ici 2035 et une augmentation de la production d'électricité de 10 %.

La décision de construire des réacteurs nucléaires supplémentaires en France aura des implications significatives sur le paysage énergétique du pays et sur sa quête de neutralité carbone. Alors que le gouvernement pèse les coûts et les bénéfices, il reste à voir comment la décision finale façonnera l'avenir énergétique de la France.