Un citoyen américain de 78 ans, également résident permanent de Hong Kong, a été condamné à la prison à vie par un tribunal chinois pour des accusations d'espionnage. L'homme, John Shing-Wan Leung, a été arrêté le 15 avril 2021 par les autorités de sécurité de l'État à Suzhou, dans la province du Jiangsu. Le tribunal populaire intermédiaire de Suzhou a reconnu Leung coupable d'espionnage et a confisqué ses biens personnels d'une valeur de 500 000 yuans (71 797 dollars). Le compte du tribunal sur les réseaux sociaux a publié une déclaration annonçant la condamnation et la peine de Leung, mais il n'a pas fourni plus de détails sur les accusations portées contre lui.
La condamnation de Leung intervient à un moment où les relations entre la Chine et les États-Unis sont à leur plus bas niveau en 50 ans, les deux pays étant engagés dans une rivalité croissante sur le commerce, la technologie, la géopolitique et la suprématie militaire. Cette affaire est un autre exemple du nombre croissant de ressortissants étrangers qui ont été pris dans la répression croissante de l'espionnage menée par la Chine sous la direction du président Xi Jinping.
La Chine a arrêté de nombreux ressortissants étrangers soupçonnés d'espionnage, dont un employé japonais d'Astellas Pharma à Pékin plus tôt cette année. Dans une autre affaire très médiatisée, deux Canadiens ont été détenus par les autorités chinoises pendant près de trois ans pour espionnage. Leur arrestation est intervenue peu de temps après que le Canada a arrêté une femme d'affaires chinoise et cadre de Huawei sur un mandat américain lié aux relations commerciales de l'entreprise en Iran. Pékin a nié à plusieurs reprises que leurs cas étaient des représailles politiques, mais les deux hommes ont été libérés le jour même où la femme d'affaires a été autorisée à retourner en Chine.
Le mois dernier, la Chine a adopté un amendement à sa loi sur le contre-espionnage, qui entrera en vigueur le 1er juillet. La nouvelle législation élargit la définition de l'espionnage pour inclure tous les "documents, données, matériels ou éléments liés à la sécurité et aux intérêts nationaux" et les cyberattaques contre les organes de l'État ou les infrastructures d'information critiques.


